« Time to go home »? (mis à jour et suite….)

Le colonel Timothy REESE, l’ancien directeur du Combat Studies Institute de Fort Leavenworth, et actuel conseiller en chef du Baghdad Operations Command de l’armée irakienne, a récemment publié un mémo officieux sur l’état des Forces de Sécurité Irakiennes (ISF) dans sa zone comme dans le reste du pays. D’une manière un peu abrupte, il appelle à un retrait rapide du pays: « selon le vieil adage, les invités sont comme les poissons: ils puent au bout de 3 jours. Depuis la signature de l’accord de sécurité de 2009, nous sommes des invités en Irak et après 6 ans en Irak, nous sentons mauvais aux nez irakiens« .

Ce constat ne minimise pas deux principaux problèmes. Tout d’abord, selon ce document avec lequel le général Odierno a pris ses distances, les problèmes de communautarisme, de corruption ou de parti-pris partisan demeurent ajoutés aux relations de plus en plus tendues avec les unités américaines (selon son évaluation, les unités irakiennes seraient moins désireuses de mener des opérations conjointes dès qu’il s’agit de capturer des « cibles de haute valeur ». Par ailleurs, les militaires irakiens ont imposé des restrictions plus sévères que prévues aux Américains). Il semble d’ailleurs que les opérations contre le mouvement des Moujahidines du Peuple (un mouvement d’opposition iranien réfugié en Irak) et contre les leaders du « Réveil » s’intensifient contre l’avis des Américains.

Ensuite, les débats internes continuent sur le rôle futur des unités américaines en Irak et sur leur influence, réelle ou potentielle, sur la stabilité du pays. Là est l’intérêt du document: une frange de plus en plus importante des officiers considère que la contre-insurrection ne suffit pas à atteindre les objectifs politiques.

Mise à jour: Un rapport de l’ancien maire de Tal Afar pour la National Defense University met en garde a contrario contre les risques de guerre civile en Irak. Son argument est assez fort et offre une plongée intéressante dans la politique irakienne. Selon cet ancien officier général à la retraite, le risque repose sur le caractère partisan des unités de l’armée et de la police irakienne puisqu’il estime que certaines divisions ont adopté le patronage vis à vis de certains partis politiques irakiens (le Dawa, l’ISCI mais aussi le « Réveil »).

Mise à jour n°2: Puisque le colonel Reese déplore les relations tendues entre les militaires américains et irakiens, que l’on peut expliquer par des raisons essentiellement internes (c’est à dire le souci d’affirmer la position prééminente des forces de sécurité irakiennes depuis la victoire stratégique de Bassorah en mai 2008), il est juste aussi de peser les responsabilités américaines. Ce reportage de terrain du New York Times montre ainsi combien certains réflexes restent durables malgré les efforts pour traiter les militaires irakiens sur un pied d’égalité.

Mise à jour n°3: Il est également opportun de signaler que la semaine qui vient de s’écouler à été marquée par de nombreux attentats dans les quartiers chiites de Bagdad et dans le nord du pays (hier, deux camions piégés ont rasé un village de Kurdes Chiites près de Mossoul). Il s’agit certes d’un défi lancé aux forces de sécurité, mais aussi d’une tentative de montrer qu’il pourrait être possible de rallumer les tensions ethnoconfessionnelles. D’ailleurs, si l’on voulait être un peu provoquant, ne pourrait-on pas dire que les auteurs de ces attentats se conforment en tout point au discours du Président et du Vice-Président américains? En effet, la narration actuellement dominante à la Maison Blanche tend à considérer le chiasme entre Kurdes et Arabes comme le défi le plus important pour l’intégration irakienne (je ne nie pas ce fait, mais les considérations institutionnelles et politiques me paraissent plus censées que les considérations « ethnicistes ») et appelle par conséquent à traiter au sommet avec les responsables communautaires (c’est ce qu’à dit Biden lors de son voyage en Irak au mois de juillet et ce qu’a répété Obama lors de la visite de Maliki à Washington). Or, il est clair que continuer à voir dans les clivages ethnoconfessionnels la CAUSE des violences et à projeter une telle représentation sur les hommes politiques et la population de ce pays est potentiel créateur de troubles.

Mise à jour 4: A signaler ce rapport du LTG DUBIK, ancien commandant du Multinational Security and Transition Command-Iraq en 2007/2008.

10 réflexions sur “« Time to go home »? (mis à jour et suite….)

  1. Bonjour, concernant la phrase :

     »Par ailleurs, les militaires américains ont imposé des restrictions plus sévères que prévues aux Américains »

    il s’agit d’un lapsus ?

  2. Bonjour,
    J’ai lu le mémo de Rees. Je l’ai même traduit en arabe.
    Je suis Irakien et je suis d’accord à 100% avec les observations de Rees. Les Irakiens sont faignants, comme il le dit. Je parle des Irakiens qui ont le destin de leur pays entre les mains.
    Ceci étant, Rees ne mentionne pas certains éléments qui peuvent expliquer certaines choses.
    Pourquoi les Américains ont-ils liquidé l’armée régulière à leur arrivée?
    Pourquoi les Américains ont-ils désintégrer l’Etat irakien à leur arrivée?
    Pourquoi les Américains ont-ils laissé le pays se faire piller par des hordes de barbares, ne protégeant que le ministère du pétrole et les archives des SS irakiens?
    Pourquoi les Américains ont-ils autorisé des partis politiques religieux jugés terroristes dans les années 1980 prendre le pouvoir? Si vous lisez « l’Atlas mondial de l’islam activiste », coécrit par le Général Philippe Rondot, vous verrez que la plupart des partis politiques irakiens actuels en fonction étaient classés comme « terroristes » par les SS occidentaux à l’époque.
    Pourquoi les Américains ont-ils laissé l’Arabie Saoudite, l’Iran et la Syrie inonder l’Irak de leur pourriture, qu’elle soit de leurs SS ou de leurs cellules terroristes, alors que cela n’avait comme résultat que le chaos en Irak?
    Sachant que les Irakiens en fonction sont corrompus et inefficaces, pourquoi le Américains les ont-ils laissé gérer le pays (comme leurs compères en Afghanistan)?
    Pourquoi les Américains n’ont-ils pas laissé la population trouver un exutoire, pour vider sa haine, en autorisant la population civile à procéder à des exécutions sommaires, contre les hauts dignitaires du régime de Saddam Hussein, ou bien encore à Tikrit? Ces choses, même si elles monstrueuses, sont nécessaires pour défouler la population et lui permettre de passer à autre chose. Cela n’a pas été fait en Irak (comme ce fut le cas en France à la libération), par conséquent les gens ont toujours une haine à vider.
    Pourquoi les Américains n’ont pas installé un gouverneur militaire américain rigoureux, comme pour le Japon, à la chute de Saddam Hussein, pour faire marcher le pays au pas?
    Pourquoi les Américains n’ont-ils pas organisé une période de transition de dix ans, où le pouvoir politique serait confisqué, en vue de la formation d’une nouvelle génération d’Irakiens, qui prendrait le relais à la fin de cette période transitionnelle? Comment peut-on espérer que la culture baassiste, évoquée par Rees, puisse disparaître du jour au lendemain comme par magie? Comment peut-on laisser quelqu’un qui a été détruit moralement et physiquement pendant 34 ans se gérer tout seul comme un grand?
    Pourquoi la France a-t-elle tout fait sous le règne de Chirac pour pousser les Irakiens à « prendre leur destin en main » le plus vite possible? Pour pouvoir revenir exploiter le pétrole irakien? Ou bien par amour à la « souveraineté nationale » irakienne?
    Enfin, Monsieur Rees, qu’a-t-il à nous dire sur l’avenir de l’Irak après son départ? Je viens, je te détruis, et je pars! Et je te dis: débrouille-toi tout seul comme un grand maintenant! Quelle est cette manière stupide et hallucinante de gérer les affaires du monde?
    Les Américains doivent se rappeler que nous, Irakiens, étions les seuls à leur côté, en 2003, alors que les Français, les Allemands, les Russes et la plupart des peuples du monde étaient contre eux. Nous avons soutenu George Bush, parce qu’il nous a promis la liberté et la démocratie. Qu’en est-il de ces promesses aujourd’hui? L’Irak est-il devenu une base arrière de la démocratie, dans la région, à partir de laquelle tous les autres pays dictatoriaux seront renversés?
    Lorsque Monsieur Rees aura répondu à toutes ses questions, lui et Joe Biden, alors nous, Irakiens, vous expliqueront pourquoi nous sommes des faignants, et pourquoi nos invités sentent mauvais.
    Il me semble que les Américains n’ont pas compris la leçon du 11 septembre. La première fois, c’était des barbus perdus dans des grottes au milieu de l’Asie qui ont kidnappé quelques avions. La prochaine fois, ce sera une armée de « fous de dieux » qui ira du Maroc jusqu’en Indonésie. Il suffit qu’un homme devienne fou pour que toute la population devienne folle. Nous autres musulmans nous adorons la soumission au chef. Nos chefs actuels sont arrangeants, ils nous laissent nous défouler en regardant la télévision et en créant des états islamiques virtuels sur internet. Mais lorsque les Américains seront partis, et que les « fous de dieu » prendront le pouvoir, là on aura plus la télévision ou internet pour se défouler. On passera aux choses sérieuses. Ils commenceront d’abord par les juifs. Ensuite, l’Espagne, ah oui, la belle Andalousie que nous aimons tant, depuis que nous l’avons colonisée pendant 800 ans. Cette fois-ci, grâce aux nouvelles technologies de l’information, et grâce à toutes les armes que l’Occident nous a vendues pendant toutes ces années, et surtout, grâce à la foi folle qui anime nos cœurs et qui nous permet de nous faire sauter en croyant corps et âme que nous ouvrons les portes du paradis, on pourra dépasser Poitiers.Yes, it’s time to go home, guys! Sauve qui peut!
    Cdlt

  3. Post it précédent envoyé trop rapidement.

    Concernant la transition politique, un  »protectorat » de 10 ans est politiquement intenable, la raison affiché de l’intervention américaine étant justement que le peuple Irakien se gère lui même de façon autonome et sans la pression d’une dictature.

    Regardez donc l’histoire politique de l’Allemagne de l’Ouest, du Japon, de la Corée du Sud ou de l’Autriche, la vie politique à repris son cours assez rapidement. Les Irakiens seraient moins matures que ces peuples sur ce plan la ?

  4. Les partis qui existaient : le haut conseil de la révolution islamique en Irak ; le Daawa ; et une dizaine d’autres formations en exil. Le HCRIS est accusé aujourd’hui d’avoi braqué la banque Al Rafidain (6 millions de dollars) et le Daawa est le parti de Maliki. Ces deux formations étaient classées comme « terroristes » dans les années 1980.

    Oui, les Irakiens ne sont pas matures. Quand on a été opprimés et endoctrinés pendant 34 ans par un régime stalinien, on n’est pas mature pour créer un pays « démocratique » du jour au lendemain. De plus, quand on a un héritage de 1400 ans de dictature, ce qui est notre cas, puisque nous avons vécu 1400 ans de dictature absolue continuelle, depuis l’empire omeyyade, en passant par l’empire abbaside et jusqu’à l’empire ottoman, après 1400 ans de dictature, oui, on n’est pas mature pour créer un régime démocratique.

    De plus, la différence entre nous et la France de l’après libération, c’est que nous n’avons pas la chance d’être entouré par des pays civilisés, comme l’Allemagne, le Royaume-Uni ou la Beligue, la Suisse, l’Italie, etc… Soit des pays qui à la sortie de la 2ème guerre mondiale voulaient se reconstruire également. Nous avons le plaisir d’être entouré de l’ARABIE SAOUDITE, de la SYRIE et de l’IRAN, qui sont, comme chacun le sait, de beaux pays démocratiques, qui sont impatients de voir l’Irak devenir une belle république démocratique!

  5. La stratégie US aurait du elle être du  »War-fighting ou Nation-Building » comme écrit dans un post précédent ?

    Selon les documents de l’administration américaine rendu public depuis, les concepteurs de cette invasion pensaient réellement que l’administration Irakienne qu’ils pensaient solide auraient repris les choses en main en quelques mois, personne n’avaient pas prévu une telle faillite du système politique locale et qu’il faut maintenant tout rebatir à partir de zéro.

    Quand à la Syrie, dans les premières semaines après la chute du parti Bass, les médias en général pensaient vraiment que les GI’s irait faire un tour à Damas ou Téhéran et certains disent que Bachar el-Assad avait préparé ces valises.

    Pourquoi les USA n’ont pas profité d’une position de force pour éliminer leurs autres ennemis politiques ? Refus justement d’envenimer la situation ou manque de planification à grande échelle ? Je ne sais pas.

  6. Bonsoir
    Je vous conseille la lecture de cet édito du FT (que je traduirai en français prochainement):

    Democracy from above will not work this time

    By David Pilling

    Published: August 19 2009 20:36 | Last updated: August 19 2009 20:36

    On the eve of the US invasion of Iraq, John Dower, a historian of postwar Japan, wrote a prescient essay in the Boston Review in which he warned how hard Washington would find it to impose its democratic agenda on Iraq. At the time, officials advising Jay Garner, the retired army general who was to lead a brief and disastrous Iraqi transitional government, were poring over histories of postwar Germany and Japan for clues about how to manage an occupation. Mr Dower’s Embracing Defeat, an account of the US’s success at Japanese nation-building, was top of the pile.

    But the grim verdict from Mr Dower himself was that, while comparisons with Japan, where the US sowed the seeds of “democratic revolution from above”, were irresistible, they were also worthless. Few, if any, of the ingredients that led to success in Japan, from its total defeat to its sense of national purpose, were present in Iraq.

    The arguments he summoned then can be applied with equal vigour to present-day Afghanistan. Today, those of the 17m eligible voters brave enough to defy Taliban threats will participate in presidential and provincial elections. Nearly eight years after the US invasion of late-2001 – already 15 months longer than General Douglas MacArthur took to sort out Japan – the Afghans will choose their leaders in an entirely Afghan-run ballot. Yet the process, conducted in a maelstrom of insurgency, intimidation and corruption, is unlikely to confer much legitimacy on the victors.

    By the time MacArthur left Tokyo in April 1952, he was a hero to most Japanese, credited with repairing the democratic and institutional foundations that would serve Japan so well. No such foundations exist in Afghanistan, a country that has never gone through a modernist revolution comparable with the Meiji Restoration of 1868. Why is the Afghanistan of 2009 so different from the Japan of 1952? Mr Dower’s analysis is revealing.

    By the end of the war, Japan was utterly defeated. Some 3m of its citizens had perished. More than 60 of its cities, not just Nagasaki and Hiroshima, had been reduced to ashes and rubble. Its militaristic campaign had collapsed. That gave legitimacy, even in the eyes of many Japanese, to the occupying forces and their project to demilitarise and democratise the country. Unlike in Afghanistan, where many in neighbouring states view the US presence with hostility, Japan’s neighbours, victims of its aggression, were delighted to see Americans roll up in Tokyo.

    Afghanistan, by contrast, was not defeated. Its history of repelling invaders goes back hundreds of years. The British and the Soviets crumbled in the face of Afghan resistance. Even the US’s swift defeat of Afghan’s Taliban government in 2001 was not victory in the classic sense. The Taliban who flocked in from Pakistan were merely the latest usurpers driven from Kabul. Besides, some simply retreated. As US and British soldiers know too well, many lived to fight another day.

    If Japan was pacified and united, Afghanistan is the other way round. It does not have anything like the ethnic coherence of Japan, with its powerful mythology of a homogenous people serving an unbroken line of deity-emperors. The US stripped the emperor of his godhood, but left him as unifying symbol of the state. That gave the Japanese a figurehead around whom they could rally in their project of national renewal.

    The Afghans – an unruly mix of Pashtuns, Tajiks, Hazaras, Uzbeks, Aimaks, Turkmen and a few others besides – have no such centrifugal force. The king was deposed in a 1973 coup. Hamid Karzai, more Pashtun fixer than national unifier, does not fit the bill.

    Physically, too, island Japan was delineated by ocean and easy to secure. Afghanistan abuts Pakistan, Iran, Turkmenistan, Uzbekistan, Tajikistan and China. Its border with Pakistan – the Durand line that cleaves Pashtun lands into two – is no obstacle to the flow of insurgents.

    But the biggest difference of all, according to Mr Dower, was between the Americans of 1945 and those of the early 21st century. Former president George W. Bush’s administration was a far cry from that which took on Japanese nation-building with a radical idealism. Then, US officials, many of them New Dealers, brought land reform, women’s equality and a constitution, not one word of which has been changed to this day. Mr Bush explicitly repudiated nation-building. Even when he changed his tune in the face of Afghan insurgency, money, soldiers and police training fell woefully short of what was required to pacify the country or to persuade Afghan citizens that life was better than under the Taliban. David Sanger, author of The Inheritance, a book on US foreign policy, calls it “the Marshall Plan that wasn’t”.

    Here is the one shred of hope. Barack Obama’s government has signalled a change of policy. Instead of killing an endless stream of insurgents, expanded US forces will concentrate on improving quality of life and building Afghan institutions. Today’s election is meant to be part of that process. Yet Mr Dower’s analysis suggests that, whether by bullet or ballot, it will be next to impossible to graft western democracy on to Afghanistan’s battered body politic. The comparison with Japan may seem far-fetched. That’s the point.

    david.pilling@ft.com
    More columns at http://www.ft.com/davidpilling

  7. Les partis qui existaient : le haut conseil de la révolution islamique en Irak ; le Daawa ; et une dizaine d'autres formations en exil. Le HCRIS est accusé aujourd'hui d'avoi braqué la banque Al Rafidain (6 millions de dollars) et le Daawa est le parti de Maliki. Ces deux formations étaient classées comme "terroristes" dans les années 1980.

    Oui, les Irakiens ne sont pas matures. Quand on a été opprimés et endoctrinés pendant 34 ans par un régime stalinien, on n'est pas mature pour créer un pays "démocratique" du jour au lendemain. De plus, quand on a un héritage de 1400 ans de dictature, ce qui est notre cas, puisque nous avons vécu 1400 ans de dictature absolue continuelle, depuis l'empire omeyyade, en passant par l'empire abbaside et jusqu'à l'empire ottoman, après 1400 ans de dictature, oui, on n'est pas mature pour créer un régime démocratique.

    De plus, la différence entre nous et la France de l'après libération, c'est que nous n'avons pas la chance d'être entouré par des pays civilisés, comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou la Beligue, la Suisse, l'Italie, etc… Soit des pays qui à la sortie de la 2ème guerre mondiale voulaient se reconstruire également. Nous avons le plaisir d'être entouré de l'ARABIE SAOUDITE, de la SYRIE et de l'IRAN, qui sont, comme chacun le sait, de beaux pays démocratiques, qui sont impatients de voir l'Irak devenir une belle république démocratique!;. All the best!!

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