Geospatial Intelligence (GEOINT) in COIN

Intelligence is a crucial issue in COIN because it provides the way to hit insurgency with precision raids and to sever its links with local populace.

What is largely ignored in the Iraq’s COIN Campaign of the last year is the use of geospatial intelligence (GEOINT). Provided by embedded teams of the National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), data have proved valuable both in the « clear » phase of the campaign and the actual « build » phase since the recent shift of MultiNational Division North and MultiNational Division Center to reconstruction and assistance missions.

The latter area of operations has seen NGA’s teams working with Army Corps of Engineers (ACE) collecting data to map rural and urban areas where TF MARNE’s Units operated. Indeed, most of theses villages and small communities have not seen sustained Coalition presence for years.

More accurately, GEOINT’s role in COIN can be depicted as a powerful analysis and collaborative tool to identify trends in insurgent activity, both by mapping significant acts (SIGACTS) and by locating weapons caches or IED factories. By the medium of geographical map and graphics, GEOINT has been of great use to assess progress and to locate the various waypoints needed to achieve lines of operations/lines of efforts. On the tactical level, geospatial imagery analysis allowed MND-C units to target insurgents that were trying to hide with an accurate precision.

Furthermore, on the stabilization side of insurgency, GEOINT can be useful in depicting and monitoring the current state of soils for agricultural purpose and the status of various network (especially irrigation) as well.

GEOINT can be considered as the technological counterpart of political anthropology because it helps counter-insurgents to link physical terrain and human terrain.

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Affiner la préparation opérationnelle

Fort RYLEY, Kansas, est le centre de formation et d’entraînement des conseillers militaires destinés à être déployés en Irak et en Afghanistan. La 1ère brigade de la 1ère Division d’infanterie (et notamment le 1er bataillon du 34 ème régiment blindé commandé par le LCL John NAGL pour quelques mois avant sa démission de l’Army) instruit ainsi les futurs conseillers tant aux subtilités culturelles et sociales qu’aux conditions particulières du combat.

Jusqu’ici, il  manquait pourtant un élément essentiel: la présence de représentants des deux armées embryonnaires d’Irak et d’Afghanistan.

C’est désormais chose faite avec le déploiement d’une trentaine de membres de l’Armée Nationale Afghane (ANA) pour assister les formateurs dans l’ensemble des aspects de leur mission. Il s’agit essentiellement de faire travailler les conseillers sur l’encadrement de militaires afghanes lors de procédures particulières, notamment les points de contrôle ou encore les patrouilles dans des villages (avec les militaires de la 1ère Brigade jouant la force adverse (FORAD-OPFOR), afin de les sensibiliser aux conditions particulières de ce nouveau « métier » (qui recueille peu d’enthousiasme de la part de la tête de l’institution).

SITREP updates

I’d like to recommend two briefings by senior MNF-I officers

  1. A DoD Bloggers Roundtable with colonel BACON about foreign fighters networks in Iraq through intelligence gained by debriefing 48 foreign fighters.
  2. An interview of LTG DOHY, Iraqi Army Training and Doctrine, and Brigadier Johnny TORRENS-SPENCE, deputy commander, MultiNational Security Transition Command-Iraq who provide an assessment regarding the Training of IA.

La corbeille à pain: 2 mois après

J’ai eu l’occasion de parler de l’opération Iron Harvest/Raider Harvest déclenchée au début du mois de janvier pour « nettoyer » cette région rurale du NE de BAGDAD (province de DIYALA).

L’unité en charge, la 4ème Brigade de la 2ème Division d’infanterie, a bien progressé depuis, suivant en cela le schéma classique (photos de la TF IRON)

En tête, le 3nd escadron du 2ème régiment de cavalerie sur Strykers (l’ancien 2nd ACR) s’est installé dans plusieurs villages de la région (qui fait 100 km²) accompagné d’un bataillon de l’armée irakienne et d’une compagnie de la Police Nationale. De plus, le programme SoI de recrutement de miliciens a été lancé dans une dizaine de villages.

Une fois présent dans des avants-poste ou des Patrol Bases, il s’agit de mener des raids grâce aux renseignements fournis par les locaux (détention/arrestation d’une centaine de suspects, découverte d’une trentaine de caches d’armes), mais aussi de fournir la sécurité aux habitants qui ouvrent de nouveau leurs commerces, puis de négocier avec les chefs tribaux (pour peu qu’ils aient été correctement identifiés) pour connaître les besoins en services essentiels et augmenter le recrutement des miliciens.

Enfin, les miliciens recrutés (250 actuellement, 800 au plus vite) tiennent des points de contrôle, en partenariat avec les forces irakiennes, afin de laisser les militaires américains poursuivre leur « pacification ». (Mais une unité reste sur zone: il ne s’agit pas de répéter l’excès de confiance qui a prévalu en 2004/2006)

Deux remarques:

-d’accord, cela sent le déjà-vu, mais au moins le procédé est calé pour tout le monde. En revanche, les mêmes problèmes restent, à savoir la gestion des milices et la difficulté à légitimer le gouvernement central.

-ensuite, il faut craindre un ajustement de la tactique d’AQI dans la zone, qui s’en prend désormais aux points de contrôle des SoI.

Le niveau de violence: de la nécessité d’identifier son adversaire et de s’y adapter

Je mets ici une réponse au commentaire de ZeusIrae sur le post précédent. A la question me demandant ce que je pensais du maintien d’un niveau de violence élevé, voila ce que je réponds:

« Que c’est tout à fait possible. En fait, il est pratiquement impossible d’empêcher un attentat si l’adversaire trouve de nouveaux procédés pour contourner vos moyens de surveillance et d’interdiction de zone. Je suis tenté de croire comme Thomas RENARD: les insurgés sont passés du pôle “guérilla” au pôle “terrorisme”. C’est intéressant sur deux points:
PRIMO: cela contredit la “théorie” maoiste qui considère qu’il y a passage du terrorisme à la guérilla puis au combat conventionnel (à moins que les deux premiers stades ne coexistent… mais quoi qu’il en soit le terrorisme est considéré comme une forme “primaire” censée évoluer). Je me demande si il ne faut pas plutôt considérer qu’il y a un va-et-vient entre les deux pôles. En ce sens, la théorie maoiste doit être examinée avec prudence.
SECUNDO: ce qui fait la transition avec la seconde idée. La stratégie américaine depuis 2003 consiste à faire de la contre-insurrection et à s’interposer entre des factions. De fait, la contre-insurrection est souvent confondue avec le contre-terrorisme. Il me semble pourtant qu’il y a une différence de taille entre les deux, qui tient à la place de la population. Si dans les deux cas, celle-ci est la cible à viser/protéger, il n’est pas nécessaire pour le terroriste de se “l’attacher” comme c’est le cas pour l’insurgé. La focalisation de la COIN américaine sur “séparer les insurgés de la population” trouve ainsi ses limites face à un adversaire qui s’adapte très vite (il a bien tenté de se concilier les populations par un appel à la retenue et à la discrimination entre les catégories de “traitres”, mais visiblement cette stratégie n’est pas retenue). Le problème tient dans le fait que les Américains ont “appris” une contre-insurrection fortement imprégnée des principes classiques “maoistes”: elle trouve ici ses limites.
J’ajoute un dernier facteur: le rôle de l’Iran et des “groupes spéciaux” armés et financés par ses services. Ils peuvent potentiellement maintenir un niveau élevé de pertes. Finalement, les Américains semblent avoir réussi à éliminer les racines “populaires” (plutôt “tribales”) de l’insurrection et à persuader Al Sadr de l’inutilité de son combat. En revanche, ils ne sont pas assez “contre-terroristes”. »

Bien entendu, il est un peu tôt pour juger. C’est cela le suspense de « l’histoire immédiate »

Mise à jour:

Bien entendu, l’action des insurgés comprend une proportion variable de guérilla et d’actes « terroristes » selon les périodes et les cibles ou une combinaison des deux (il semble par exemple que les milices sunnites aient fait l’objet d’attentats en décembre-janvier 2007/08 alors qu’aujourd’hui il y davantage d’actions de guérilla contre les checkpoints). Ces variations sont fonction des objectifs politiques poursuivis et aussi des procédures des contre-insurgés (ainsi en est-il de la multiplication des attentats-suicide effectués par des femmes car c’est un moyen de contourner les mesures prises pour protéger les lieux publics des grandes villes, notamment les points de contrôle et les murs de protection).

Quoiqu’il en soit, les insurgés sunnites ainsi que les milices chiites et les « groupes spéciaux » sont davantage inclinés au pôle terroriste, sans abandonner quelques actions de guérilla limitées (les IED contre des cibles plus vulnérables, comme les pélerins chiites revenant à BASSORAH). Tous sont loin de la période de l’été 2004 (ou localement en 2005/2006), à savoir le contrôle effectif de zones entières par la terreur et l’alliance de circonstance entre AQI et insurgés sunnites.

Bien entendu, la contre-insurrection comprend également une part variable de contre-terrorisme sous la forme de raids ciblés destinés à capturer/tuer des leaders, à démanteler des cellules (notamment celles des IED, comprenant artificier, financier, hommes de main et exécutants), ou à prendre du renseignement supplémentaire. Tout au long de l’année 2007 (mais aussi déjà dans l’été 2003) ont donc été exécutés de tels raids. Deux exemples seulement à deux échelles spatio-temporelles:

-à l’échelle du théâtre, l’opération Phantom Strike (13 août 2007-?) a consisté à cibler dans tout l’Irak les leaders terroristes ou des « groupes spéciaux ». Les Forces Spéciales américaines et irakiennes ont donc démantelé des réseaux et sérieusement réduit la capacité des cellules d’AQI notamment (toutes les semaines, la Force Multinationale produit des comptes-rendu de ce type d’opération et de leurs résultats en terme de capture, de démantèlement ou de découverte de caches d’armes et/ou de manufactures de voitures piégées/EFP).

-à l’échelle de l’opération actuellement en cours sur la zone d’opération de la Division Multinationale Nord (MND-N), un tel raid a permis d’arrêter le leader d’une cellule IED au sud de MOSSOUL et un fournisseur de « veste piégée » à TELL AFAR (16 mars 2008.

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