Le retour des déplacés à Bagdad

Durant l’année 2006/2007, les violences interethniques à BAGDAD se sont doublées d’un nettoyage ethnique, notamment dans les quartiers mixtes de la capitale. Durant l’opération Together Forward I et II (juin-septembre 2006), le général CASEY avait décidé d’investir les quartiers afin de s’interposer entre les factions, d’éliminer les « escadrons de la mort » et de diminuer le nombre d’attentats. Cette démarche n’avait pu empêcher le départ de nombreuses familles sunnites de quartiers chiites (et inversement), laissant l’illusion d’une amélioration de la sécurité.

Le plan de Sécurité de Bagdad (opération Enforcing the Law-Fardh Al Qanoon) débute le 15 janvier 2007 par l’installation au coeur de COP situés au sein des quartiers de la capitale. Très vite cependant, il devient nécessaire de bâtir des murs de protection autour des marchés et des lieux publics afin d’éviter les attentats. Parallèlement, des opérations de contrôle sur les voies de communication menant à la capitale (en décembre 2006 puis à nouveau à partir d’avril 2007) visent à éviter l’acheminement des explosifs ou des voitures piégées (tactique préférée d’AQI à ce moment) tandis que les unités stationnées dans les provinces de DIYALA et de ANBAR mènent des missions de soutien afin de dénier les voies de pénétration en provenance de Syrie et d’Iran.

Aujourd’hui, les réfugiés continuent de revenir, comme par exemple dans le quartier d’Aamel.  Le processus engage aussi bien les conseils de réconciliation du quartier, que les représentants du gouvernement et de la province de Bagdad, le tout sous l’égide des militaires de la compagnie A du 1er bataillon du 28ème régiment d’infanterie (4ème Brigade, 1ère division). La pertinence tactique du COP est ainsi confirmée, puisque ces avants-postes servent également dans la phase finale de la stabilisation au niveau local, et non seulement dans les phases de nettoyage ou de reconstruction.

Les problèmes demeurent: le plus important est celui du droit de propriété des revenants. Souvent dépourvues de toute preuve, ces familles doivent donc passer par le filtre des chefs tribaux du quartier. Un moyen supplémentaire de renforcer la sécurité et éviter l’infiltration de membres d’AQI ou des « groupes spéciaux » pro-iraniens.

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