Bassorah (to be continued part 2)

Apparemment, les choses vont plutôt mal pour MALIKI. N’étant pas journaliste mais historien, je ne m’étendrai pas plus que cela, sauf pour tenter de dégager quelques traits saillants pour l’analyse.

-la contestation croissante au sein des partis politiques chiites contre l’assaut sur BASSORAH va de pair avec la dénonciation d’une mauvaise préparation. Il semble que le Conseil Suprême Islamique soit le seul allié vraiment stable du Premier Ministre, encore s’agit-t-il d’un allié de circonstance.

-l’implication croissante de la Coalition démontre l’échec du « test » de l’opération irakienne. Au-delà, peut-être cela renvoie-t-il à la difficulté intrinsèque à légitimer un gouvernement irakien perçu comme « collaborateur » avec les Américains. D’ailleurs, les miliciens sadristes ne se font pas faute d’exploiter cette narration.

-enfin, peut-être peut-on y lire une part d’hybris de la part de MALIKI et des Américains. Ayant cru que leurs succès réels vis à vis de la population sunnite pouvait être répliqué dans ce sud complexe et chiite, force leur est de constater qu’ils risquent peut-être de perdre les acquis sécuritaires de l’année écoulée, du moins à BAGDAD.

Bien sur, il est possible d’incriminer l’inefficacité apparente des Britanniques (ou du moins leurs choix différents de ceux des Américains), mais il faut garder à l’esprit que le principal problème reste celui de la posture « néocoloniale » de la Coalition: ou comment continuer dans le contrôle au lieu de chercher la véritable cooptation.

Proudly powered by WordPress
Theme: Esquire by Matthew Buchanan.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.