L’enjeu des détenus.

L’un des principaux problèmes en contre-insurrection tient à la détention et à la gestion des insurgés/terroristes fait prisonniers par les contre-insurgés. En effet, les insurgés ne tombent pas sous le coup du Droit des Conflits Armés pour ce qui concerne leur statut: n’étant pas considérés comme des prisonniers de guerre, ils ne peuvent rester enfermés pour la durée restante du conflit. Le problème de leur réinsertion (et  de leur récidive) est donc crucial. D’autre part, la gestion des détenus pose plusieurs questions: sur l’identification des insurgés et des innocents (il est contre-productif de créer des insurgés supplémentaires en maltraitant des innocents), sur la discrimination entre modérés et extrémistes (afin d’isoler les seconds et de faciliter la réinsertion rapide des premiers, importants fournisseurs de renseignement), sur le traitement des prisonniers et la publicité qui en est faite enfin (qu’on se souvienne du tort que les images des abus à Abu GHRAIB ont fait à la cause de la contre-insurrection en juillet 2004).

Régler ces deux catégories de problème préoccupe actuellement les forces américaines qui détiennent plusieurs dizaines de milliers de personnes. A cet effet, plusieurs programmes et réformes sont actuellement testés au sein des prisons gérées par les forces américaines ou le gouvernement irakien.

Hier, le Major-général Jim STONE, adjoint de PETRAEUS pour la gestion des détenus, est revenu sur plusieurs de ces mesures et sur leurs résultats.

Les principes développés depuis le début de l’année 2007 sont les suivants:

Les résultats semblent encourageants puisque sur 46 000 détenus déjà relâchés, seuls 4 000 ont été capturés de nouveau. Cette dernière statistique ne comprend évidemment pas les détenus "retombés" dans l’insurrection et ayant échappé à la capture. Toutefois, ce dernier chiffre doit être marginal, à la fois du fait de l’ampleur des arrestations de la campagne 2007/2008, mais aussi de la mise en place des fichiers biométriques qui couvrent une partie de plus en plus importante de la population sunnite (il faut citer en effet la prise systématique des mesures lors de l’engagement dans les programmes de milice, mais aussi dans le cas de certaines cités dont la population avait été déplacée avant l’assaut puis relogée après cette procédure: Falloujah en décembre 2004, Tell Afar en septembre 2005).

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3 thoughts on “L’enjeu des détenus.

  1. bonne question. Il y en avait 29 000 en décembre. Au vu des chiffres que j’ai trouvé, cela doit tourner autour de 50 000

  2. Ping : Les détenus en Irak: dans la “guerre des idées” « En Vérité

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